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BAZIN Alain

Fantastique - Surréalisme : décembre 2004

        



Alain BAZIN, artiste peintre, France

art thérapeute en clinique privée à temps partiel, artiste plasticien, comédien /acteur

Le Noir est devenu pour moi, depuis 2002, un moyen de réprésenter un support à la cogitation .

 

"Vivre de manque et d'art frais"

Jeu de maux. Je de mots. Jeu de je. Mots des maux. Maux des mots, D'entrée, Alain Bazin cherche à en sortir, De l'art, De la toile. Du temps. De lui-même. Il ne peint pas, au sens propre. Il dépeint Il déteint, La toile existe presque de toute éternité. C'est la peau sur les os. Sa peau. Où les nerfs tissent toutes les souffrances imaginables. Et d'autres, indicibles, Le cri ouvre le corps, Quelque chose se déchire, puisqu'on dit que le cri de l'homme est déchirant, Ce mal est constant. C'est une patience plus solide que la peinture. Lu toile se défait. Il y a des trous, des blessures, des brûlures, des plaies. La couleur essaie d'endiguer cette lente altération, Son spectacle voudrait faire illusion, ou moins. Mais le dommage est irréparable. Le vide grandit, s'élargit gagne. Fatalement, c'est un fleuve qui se jette dans Io mort, comme c'est écrit. Comme c'est peint. Il est temps de colmater la brèche, de limiter le désastre, d'inventer un moyen nouveau de s'en sortir. De survivre. De sauver la peau. Et les os. Alors, le bois fait barrière, palissade, barricade. C'est un système d e attelles, d'éclisses, de défenses. Un bricolage du désespoir. Qui tient avec des clous et des calembours, Qui contient. Qui retient la vie sur l'extrême bord du gouffre. Un cache misère. Une manière de penser à autre chose qui à I'usure nous ronge, et qui ronge la toile, la peinture, les images et les mots qui peuvent aussi; quelquefois, témoigner que vivre n'est pas un jeu.